l\'indigné

La vidéosurveillance multiplie les clients... et les profits

 

n
 

People are voluntarily surrendering their privacy.

 

 

n
  

George Orwell got it wrong. In the developed world, it is not the state that has ushered in a "Big Brother" ( 1984) society but society itself. Every day, people are adopting new technologies that trade a small amount of their privacy for greater convenience and security : credit cards, smart cards in electronic tollbooths, customer loyalty cards, cash withdrawal machines … As for surveillance cameras, they have become so widely accepted that they have bred a genre of mass entertainment in the form of so-called reality TV. cf see Facebook t’a reconnu

 

Where the public wants security, the willingness to give up privacy is powerful. That bodes well for for the companies hoping to sell personal location technology to people who want to monitor the movements of their pets ands loved ones. Worries about child abduction, for example, mean that people are likely to welcome such devices.

 

But the loss of privacy may be less obvious where people trade privacy for convenience. For example, later this year, a smart card will be introduced to bring about cashless travel on London's underground, buses and train services. Few of the 20m who use the capital's underground will realise that the card will record their daily movements for billing purposes. Mobile-phone companies hold data on an individual's calls and movements. Shops hold details of purchases. Such companies frequently argue that personal data is secure and inviolable. Yet the police, tax authorities and security services can usually gain access to such data to pursue an investigation or prosecution.

 

However, some think that the toughest questions concern the minority who choose not to relinquish privacy for convenience or security, or those who do not have that choice - such as illegal immigrants. If basic services become inaccessible to people who choose not to (or cannot) carry a credit card, smart card or mobile telephone, say, there could be protests and other political pressure.

 

Such concern, however, will weigh little on the many who feel that they have nothing to hide. If the price of freedom is inconvenience and insecurity, the truth is that most people would welcome these sorts of Big Brother. Paradoxically, only government can protect civil liberties from Orwellian fate cf  click here : GO ON, WATCH ME ! facebook :

 

Adapted and abridged from The Economist, August 17th, 2002

 

La cour des comptes épingles le gouvernement (La Cour des comptes épingle la gestion des forces de sécurité, Cour des comptes : un "rapport objectif"‎ - Europe1) concernant la mauvaise répartition des forces de l’ordre et la hausse des violences sur les violences sur les personnes âgées. Pas étonnant quand on réfléchit aux politique menées dans ce domaine. « Voisins vigilants » : Guéant veut des volontaires, et vite  . Un débat devenu politique en France et en Europe.

 

Les sages dénoncent aussi les vidéosurveillances de plus en plus en plus nombreuses et couteuses. La cour des comptes reconnait qu’elle est efficace dans les lieux fermés, mais pas dans les lieux ouverts. Le cout es sur : 7000€ par appareils. Cela représente, sous un discours officiel de lutte contre l'insécurié, officieusement un moyen pour les gouvernements de surfer sur l'insécurité pour faire oublier leurs promesses non tenue en matière sociale, de pouvoir d'achat et d'enrichir les multinationales de la sécurité. En savoir plus :  ( voir aussi page 6/12 dans SECURICASE Le Forum de la sécurité privéevidéosurveillance multiplie les clients... et les profits .Résultat, la vidéosurveillance représente un marché de plus d'un milliard d'eurosEn matière de crime, la vidéosurveillance est efficace en Angleterre, mais pas la prévention.  Ils veulent mettre des vidéos de seconde génération « Lorsque cela ne marche pas, on ne dit pas on   remet en cause, mais comment l’améliorer. »

 

Souvent le gouvernement a adopté des lois en urgence, tant elle semblait prioritaire. La loi : qu’est devenue cette loi. Selon le Sénat, elle n’est pas appliqué et pour deux décrets ne sont pas appliqué. Direction la chancellerie qui renvoie devant Matignon. La journaliste explique que ce n’est pas parce que la loi est votée en urgence, qu’elle est appliqué en urgence. Le répertoire sur la psychiatrie ( , LE FICHAGE DES PATIENTS (et autres déviants…) EN PSYCHIATRIE « LDH ...). Pour ce juriste, on légifère beaucoup trop. «  En 2010 50.000 lois sont votés, 20% sont seulement mis en application ».

Autre scandale : les scandales du News of the world, sur les fuites. Le numéro de News of the World qui paraîtra dimanche sera le dernie

 
 
 
© REA
La délinquance est une question si explosive et si polémique qu’aucun expert n’ose en évaluer la facture. Celle-ci s’élève pourtant à plusieurs milliards par an...
 

Eh oui, on ne le dit jamais, mais l’insécurité est aussi une affaire d’argent. Par-delà les souffrances des victimes et les débats politiques qu’elle engendre, la délinquance est même devenue un enjeu économique considérable. Certes, le nombre de crimes et d’homicides a reculé depuis vingt ans, comme le fait volontiers valoir la police.

 

Mais les «petites» agressions, elles, n’ont cessé de progresser, et avec elles la note pour les familles, les entreprises et les ménages. Entre les portables volés, les cartes de crédit piratées, le déploiement de vigiles dans les supermarchés, la ruée sur les alarmes, les frais d’avocat pour les victimes et l’embauche de policiers municipaux par les édiles, à combien se monte, au juste, l’addition de la délinquance à la française ?

 

Une facture annuelle "faramineuse" :

 

 

facture

 

 

 

. Entre 1970 et 1996, Thierry Godefroy, un chercheur du Cesdip, a bien mené quelques études sur le coût du crime et de la violence. . «Non seulement la question est ultrasensible, mais les estimations chiffrées sont très difficiles à établir», admet Christophe Soullez, criminologue et ­patron de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

 

Car enfin, où faut-il arrêter la définition de l’insécurité ? Doit-on y inclure le travail au noir ? Les accidents de la route ? Et comment en mesurer les coûts indirects – comme celui des arrêts de travail des 790 chauffeurs de bus agressés tous les ans ? Faut-il aller jusqu’à établir la facture du traumatisme psychologique des victimes, comme le fait sans trop de sérieux l’Institut pour la justice, un lobby sécuritaire ?

 

Institut pour la justice - Wikipédia : "

L’Institut pour la justice est une association française loi 1901 de lobbying[1] en faveur de modifications du système judiciaire. Fondé en 2007[2], l'Institut s'est fait connaître notamment par son « Pacte 2012 pour la Justice » , qui a connu un large écho dès son lancement à l'automne 2011[3]."

«Personne n’est d’accord sur rien», concède Philippe Robert, du Cesdip. Pour essayer malgré tout de cerner le phénomène, nous avons donc dû aller fouiner nous-mêmes dans les services sécurité des entreprises, les comptes des compagnies d’assurances, les ministères, les centres de recherche et les branches professionnelles. Autant l’avouer, les chiffres que nous vous ­proposons dans ces pages sont donc ­forcément parcellaires et relèvent parfois de l’estimation. Mais ils ont le grand ­mérite de donner une idée du phénomène et de l’ampleur des enjeux.

 

 
1 | 2 | 3 |
 

Les particuliers. .

Certes, les assurances couvrent une bonne partie de ces mauvais tours : (....) . «Mais comme les sommes reçues par les personnes lésées proviennent des primes versées par les cotisants, ce sont de toute façon les Français qui paient l’addition», souligne Jean-Philippe Arlaud.

 

La note est d’autant plus salée pour les particuliers qu’ils dépensent gros pour se protéger. «Tous les ans, avant les vacances, des dizaines de clients accourent pour s’acheter des alarmes», ­témoigne le vendeur d’un magasin ­Bricorama du sud de Paris. … Au total, les Français ont ainsi ­dépensé en 2011 plus de 380 millions en alarmes antiintrusion et 186 millions en systèmes de télésurveillance.

 

Les chiffres sont encore plus impressionnants du côté des entreprises. «Toutes les sociétés du CAC 40 possèdent aujourd’hui un directeur sécurité, contre à peine 30% il y a quinze ans», illustre Olivier Hassid, patron du CDSE, le club qui rassemble ces derniers. En gros, les entreprises sont confrontées à trois types de danger potentiel. D’abord, ceux liés au contact avec le public. L’imagine-t-on ? La fraude, les agressions et le vandalisme : -  

. .

L taux de fraude est tombé de 12 à 10%. «2 points de triche en moins, c’est 800 000 euros récupérés pour nous», se réjouit Jean-­Philippe Lally, le DG du réseau.

 

Du côté des commerçants, la facture des vols à l’étalage flambe elle aussi tous les ans. Selon le Centre For Retail Research, un (....) . « L’opération a coûté 2 400 euros, pour dix petites demi-journées.

Second défi posé aux entreprises, la sécurisation des bâtiments et du personnel. (...) . «Les salariés ont surtout besoin qu’on les écoute», résume Philippe Robert, sociologue spécialiste de ces questions au Cesdip. Orange Business Services, qui a fini par le comprendre, a récemment lancé une campagne de communication interne, (...). «En parler aide à relativiser», confie une informaticienne du groupe, jusque-là terrorisée par les «bandes de jeunes» qu’elle imaginait «rôder» dans le coin

 

Mais pour les entreprises, c’est derrière les écrans que les agressions sont désormais les plus redoutables. D’après le spécialiste des logiciels de ­protection Symantec, un piratage avec vol de données peut coûter jusqu’à 240 000 euros à une PME, et plus de 2,5 millions à un grand groupe. «Et les cyberattaques ne viennent plus seulement de l’extérieur, commente Olivier Hassid. Avec la crise, les fraudes internes explosent aussi.» Aujourd’hui, les grosses sociétés consacrent en moyenne 110 euros par salarié et par an à l’achat de pare-feu, anti-spams et autres protections infor­matiques, et les PME importantes déboursent en moyenne 38 euros.

 

Le secteur public, bien sûr, n’est pas en reste. Lui aussi fait face au vandalisme (...), aux agressions (...) et aux pirates du Web. ; les maternités, de plus en plus nombreuses à acheter des bracelets électroniques par crainte des enlèvements de nouveau-nés. Ou encore les palais de justice, qui commencent à s’équiper de portails magnétiques pour limiter les agressions contre le personnel à l’intérieur des murs. «Ce phénomène est aussi bien lié à la dégradation de l’image des représentants de l’Etat qu’à la baisse des effectifs globaux dans ces lieux», commente Jean-Philippe Arlaud.

 

Combien l’Etat et les collectivités dépensent-ils pour limiter les dégâts ? Une trentaine de millions d’euros rien que pour les nouvelles caméras de surveillance installées tous les ans dans les villes (il y en a aujourd’hui près de 1 million) et 550 millions au bas mot pour les agents de sécurité privés en poste dans les musées et autres organismes publics. Mais la principale réponse des pouvoirs publics a été, ces trente dernières années, l’augmentation des forces de l’ordre.(....) .

 

«Tout ça pour pas grand-chose», assène Philippe Robert. Selon lui, la police municipale a échoué dans sa mission, en choisissant de traiter en priorité les grosses affaires plutôt que la violence quotidienne. «La France n’a jamais réussi à se doter d’une vraie police de quartier, concentrée, comme en Allemagne, sur les petites agressions et les incivilités.» Or ce sont ces délits mineurs qui, justement, nourrissent le plus le sentiment d’insécurité au sein de la population.

 

L’affaire n’est cependant pas perdue pour tout le monde. Quasi inexistant il y a trente ans, le marché de la sécurité privée a en effet fini par devenir une véritable industrie dans l’Hexagone. La pose d’alarmes, les sociétés de vigiles ou encore la vidéosurveillance occupent aujourd’hui plus de 250 000 personnes. Et le chiffre d’affaires du secteur, en hausse de 4 à 5% par an en moyenne ces dix dernières années, dépasse aujourd’hui les 15 milliards d’euros. Deux fois le budget du ministère de la Justice…

 

Le marché en plein boom de la sécurité :

 

- 16 euros l’heure pour la mise à disposition d’un agent de police affecté à la surveillance
d’un match de foot
- 140.000 euros par an pour la gestion de 20 caméras de surveillance en ville
- 2,8 euros par habitant et par an pour lutter contre les tags
- de 500 à 2 000 euros pour équiper une voiture d’un système de
géolocalisation
- de 16 à 20 euros l’heure pour les services d’un agent de sécurité privé
- 40.000 euros pour acheter 15 bracelets électroniques utilisés en maternité

Marie Charre

© Capital

Autre scandale : les scandales du News of the world, sur les fuites. Le numéro de News of the World qui paraîtra dimanche sera le dernier,

 
Le vrai coût de l’insécurité en France
 
Source :
Capital
08/04/2013 
 


15/04/2013
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 32 autres membres